lundi 23 février 2009

La Gironde a son Point « G »

La nouvelle campagne touristique du Conseil Général de la Gironde ne manque pas de piquant : elle conseille tout simplement aux visiteurs d’y trouver leur « point G ». Evidemment, la bulle « Internet » a vite commenté cette trouvaille.

trouvezvotrepointg.com
Le 20 février dernier, au cours d’une conférence de presse, le Conseil Général de la Gironde présentait sa nouvelle campagne de communication touristique : « trouvez votre point « g » en Gironde ! Un autre slogan décrit: En Gironde, à chacun de trouver son point G… Le but est affiché: obtenir des retombées concrètes sur les réservations touristiques.
Outre les métros de la capitale parisienne, les gares bordelaises ainsi que la gare Montparnasse à Paris distribueront, par l'intermédiaire d'hôtesses, des prospectus faisant la promotion du département. Car en été, la Gironde c’est: les stations de bord de mer, le surf, Lacanau, le bon vin d’Entre-deuxMers, etc.
Un site internet a été créé pour l’occasion. Il s’agit de trouvezvotrepointg.com. Ce minisite propose en premier lieu de placer son propre point G sur une Google Map. Un petit drapeau s’affiche en face du village, ou même du lieu-dit que vous aurez choisi pour symboliser votre « point G ». Vous pourrez y rajouter une photo, et un descriptif. Pour le moment, il s’agit surtout du Comité Départemental du Tourisme et des offices de tourisme qui se sont manifestés pour placer des points « G ». Mais avec le succès que va sans doute connaître le site, on peut imaginer, que quelques émois amoureux seront localisés sur la carte du département !
Le site Internet propose également un jeu concours qui sera en ligne lundi prochain, le 02 mars, avec un tirage au sort le 30 avril. On n’ose imaginer de quoi seront composés les lots…
La campagne a été élaborée par l’agence bordelaise TBWA compact. Risque t’elle de choquer ? En tout cas, le conseil général de Gironde l’a approuvé sans réserve. Il faut surtout retenir l’idée : "avez-vous trouvé votre point de chute en Gironde". Le clin d’œil est bien approprié, et en tous les cas, cette campagne provoque du buzz sur Internet.

Concurrence déloyale?
Ce buzz sur Internet dévoile aussi une étonnante coïncidence. En même temps que le département de la Gironde qui lance sa campagne « trouvez votre point G », un autre site voit le jour, qui est la traduction littérale du slogan en anglais : www.findyourgspots.com (le « G spot » étant le « point G »). Avec une vidéo beaucoup plus torride, il fait la promotion d’un site de référencement d’hôtels et de restaurants, du nom de Gekko. La aussi, l’idée de renseigner des lieux favoris sur une carte avec un point « G » est mise en avant. Alors, qui de la poule ou de l’œuf, des londoniens ou des girondins ont été les premiers sur le point « G » ? Personne ne le saura, mais au moins, ça fait parler, et c’est le but de cette campagne.

Car la communication décalée sur Internet, c’est aujourd’hui nécessaire pour faire connaître une destination touristique.
Ainsi, en 2008, le Comité Régional du Tourisme d’Aquitaine a mis en ligne deux minisites à fort message humoristique. Le premier s’appelle www.zelittoralattitude.fr et met en scène JB, alias Jean Brandon, vendeur de glace sur le littoral aquitain qui, sur ce site en flash, baratine le touriste qui lui est doigt de pied en éventail sur le sable. L’objectif principal est de faire du buzz autour de ce site un peu décalé, avec goodies et vidéos, envoi d’emails à ses amis, possibilité de rappel de l’internaute qui aura laissé son numéro, proposition d’envoi de SMS informatif, etc.
Le CRT a remis ça à l’automne avec un minisite dédié aux week-ends dans la région. Sur quelbonweekend.com, on donne toutes les recettes du week-end pourri : du concours de planter de clou au golf en garage; Il y a même la rubrique météo des endroits où il ne fait pas beau. Le but est de renvoyer l’internaute vers le vrai site proposant de beaux week-ends en Aquitaine : www.week-end-aquitaine.fr. Encore une bonne communication décalée…














samedi 14 février 2009

Maison d’écrivains en Aquitaine

François Mauriac, Jasmin, ou Montesquieu sont tous des auteurs de notre région, qui ont marqué leurs époques et le monde de la littérature. Aujourd’hui leurs maisons sont souvent visitables, et surtout de nombreux sites Internet leur sont consacrés.


Le Malagar tout neuf
Le nouveau site du centre François Mauriac de Malagar vient d’être mis en ligne. L’adresse n’a pas changé (http://malagar.asso.fr), mais l’association gérant cette maison d’écrivain et lieu culturel à Saint-Maixant, près de Langon a retravaillé le look et les fonctionnalités du site en profondeur.
Ce site, tout d’abord, s’intègre totalement à la « grappe de sites » du Conseil Régional d’Aquitaine. Si vous vous rendez sur le site de l’institution régionale (www.aquitaine.fr), le centre de Malagar apparaît en lien direct.
L’ergonomie du site a donc été repensée, avec un superbe bandeau photo, très actuel en haut de page, et des blocs à contenus adaptés très contemporains. Les menus, extrêmement variés, sont facilement accessibles lorsque passe dessus la souris. On y parle de François Mauriac, bien évidemment, avec une biographie, et une bibliographie détaillées. Le deuxième menu permet de présenter Malagar, en tant qu’équipement touristique, qui propose des visites toutes l’année. Le troisième menu est consacré à l’autre mission de l’association : produire une vie culturelle riche et accessible. Tous les programmes des conférences, l’agenda culturel, ou encore le prix littéraire François Mauriac y sont répertoriées.
Mais les lecteurs de ce site ne manqueront pas d’aller faire un tour dans la rubrique « maisons d’écrivains en aquitaine ». A l’aide d’une carte Google Maps, on situe facilement les maisons d’écrivains visitables de notre région. Autre outil intéressant, une frise chronologique, qui permet de situer dans le temps chaque écrivain de la région, de Marguerite de Navarre, à Nérac au début du XVIème siècle à François Mauriac qui s’éteint en 1970.

Le baron de Montesquieu
Le long de la Garonne, le centre Malagar inspira François Mauriac, mais juste à proximité, à La Brède, tous les visiteurs peuvent découvrir le château de Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu. Un site Internet lui est dédié : www.chateaulabrede.com. La page d’accueil laisse lire une phrase de l’écrivain, à propos du château qu’il fit prospérer : « c’est le plus beau lieu champêtre que je connaisse ».
L’ensemble des pages sont extrêmement documentées et agréablement iconographiées, avec de nombreuses reproductions de livres. Une section spéciale est consacrée aux photos du site, ce qui est toujours une valeur ajoutée pour un site Internet. La partie informative renvoie vers un lien assez intéressant ; il s’agit d’une émission enregistrée par « Radio Académie », qui a produit une présentation sonore du domaine.
Pour connaître de façon détaillée tous les écrivains de notre région, vous pourrez aussi découvrir le site de l’APREL, l’agence régionale pour l’écrit et le livre et en Aquitaine (http://arpel.aquitaine.fr). Ce site est aussi riche qu’une bibliothèque : tout ce qui se passe autour du livre dans la région n’échappe pas aux rubriqueurs de l’ARPEL.
Pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, il faut cliquer sur la carte sous « près de chez vous ». Et, par département, on découvre bibliothèques, auteurs, éditeurs, revues, librairies, et Maison d’écrivains, visitables, ou pas. On parlera donc en Lot-et-Garonne de la maison de Marguerite Duras, de celle de Jasmin, de Palissy ou encore Georges Sand, dont le premier mari était originaire de Lavardac… En Gironde, outre François Mauriac ou Montesquieu, on pourra aller visiter les maisons de Jean balde à Latresne, ou celle des frères reclus à Sainte Foy la Grande.
Le site de l’ARPEL restera donc une agréable pause littéraire dont il faut profiter durant cette fin d’hiver.


Illustrations

http://malagar.asso.fr/











lundi 9 février 2009

L'école s'exprime

L’agitation qui a gagné les établissements scolaires dans notre région est bien visible dans la rue, avec les manifestations, dans l’école, avec les blocages, mais aussi sur Internet. Les collectifs qui se sont organisés sont nombreux à s’exprimer aussi sur le web

L’école pour tous
« L’école pour tous, tous pour l’école », tel est le nom du collectif Sud Gironde qui se veut « un rassemblement de citoyens concernés de près ou de loin par l'éducation des enfants : parents, grands-parents, enseignants du primaire, du secondaire, autres… ». Dès sa création il y a quelques semaines, les animateurs de ce collectif ont ouvert un blog : http://touspourlecole.canalblog.com. Cet espace de présentation et de débat a rapidement été l’outil incontournable pour cette toute nouvelle organisation. Grace à cet espace sur Internet, les différents membres du collectif communiquent, s’échangent des informations, et se renseignent.
Ainsi, dès la page d’accueil, un agenda Google donne la liste des évènements dans les jours à venir : réunion publique dans telle communes, rassemblement dans une autre, etc. Des articles détaillent les initiatives, comme celle prise à Saint Pierre d’Aurillac où le collectif a organisé la « nuit des évaluations », en invitant les parents à venir "plancher", de manière anonyme, sur une partie des évaluations CM2, passées récemment par nos enfants .
Les commentaires des internautes vont bon train. Tels ces parents d’élève expliquant qu’à deux, ils ont bloqué l’école ; Ou cet autre commentaire signalant une prochaine occupation dans un autre établissement.
On trouve également une intéressante rubrique « outils » pour acteurs de l’école en colère : modèle de lettre à envoyer au président de la République, modèle de pétition « Papa et Maman font de la résistance », ou encore « comment se déroule une occupation d’école ? ». En quelques semaines, ce blog du collectif girondin a donc pris une place incontournable dans les mouvements locaux.
On peut citer, dans le même esprit, le blog « résistance pédagogique en Gironde » : http://collectif33.hautetfort.com. Celui-ci concerne l’ensemble des niveaux d’enseignements. On y parle aussi bien de la future suppression des RASED, du service minimum d’accueil, de la grève des lycées, ou de la mobilisation à l’université.
Ces collectifs sont beaucoup plus mobilisés sur le web que les fédérations classiques de parents d’élève comme la FCPE (www.fcpe.asso.fr). Sur le site de la principale fédération de parents d’élèves on ne trouve qu’un encadré appelant à la « défense du service public d’éducation ». Par contre, ce site permet de trouver le contact des Fédérations départementales

 Dans les collèges
 Les sites des établissements scolaires de notre région ne sont pas touchés par ce mouvement de protestation. Rien n’indique sur les pages d’accueil qu’il se passe quelque chose. Ainsi, le collège Toulouse Lautrec de Langon, qui possède un site très adapté à la vie scolaire des élèves : www.college-tlautrec-langon.fr. Chaque enseignant peut saisir des articles, et le site est vraiment très vivant. De nombreuses rubriques existent, par club ou par matière. Plus de 14000 visites ont déjà eu lieu sur le site, avec près d’une trentaine de connexions quotidiennes.
Le collège de la cité scolaire de Marmande possède également un site Internet (www.collegecitescolaire.com) qui n’a pas à rougir de la concurrence des « emoticones » de MSN ! chaque rubrique est agrémentée d’une icône, souvent animée, qui illustre le titre du menu. L’ensemble rend la page d’accueil très vivante ! Et puis, le site est pratique pour les élèves et les parents : on peut consulter les résultats scolaires depuis la maison. Plus d’excuse pour dissimuler le carnet de notes ! Autre originalité de ce collège : une webradio avec quelques productions sonores des élèves. Félicitations à la Cité Scolaire de Marmande !

lundi 2 février 2009

L’indépendance des vignerons

Dans le monde de la vigne, il y a les coopératifs, les affiliés au négoce, et les « indépendants », ces vignerons qui sont totalement maitre de leur production et de leur commercialisation. Mais indépendance ne veut pas dire individualisme, car ils sont fédérés autour de plusieurs sites

 Aquitaine et Lot-et-Garonne
Pour rentrer dans le site des vignerons indépendants d’Aquitaine (www.vigneron-independant-aquitaine.com), il faut attendre que sur la page d’accueil pousse un cep de vigne, et qu’un verre à dégustation le surmonte. Après cette accorte entrée en matière, l’internaute pourra entre dans le site du « savoir être du vin ». En deuxième page, les photos sont toujours belles, et le graphisme plutôt élégant. La philosophie de ces vignerons indépendants occupe une place importante en étant la première rubrique du site !
On trouvera plus loin l’annuaire des châteaux adhérents à cet organisme régional. Les côtes de Duras, ou l’Entre-deux-Mers y sont largement représentés. Mais la rubrique qui m’a le plus intéressé est celle liée à l’oenotourisme. L’association régionale des vignerons indépendants a créé de nombreux circuits touristiques qui permettent de visiter notre région tout en s’arrêtant déguster de bons crus. Le circuit proposant de partir sur les traces de Toulouse Lautrec à travers les premières cotes de bordeaux, et sainte croix du mont est un délice à boire et à gouter, car le site mentionne aussi les restaurants…
En Lot-et-Garonne, l’association départementale des vignerons indépendants a elle aussi ouvert un espace sur le web, à cette adresse : www.vigneron-independant47.com. Le site est plus sobre que son grand frère régional, mais reste efficace. Les viticulteurs adhérents sont classés sur la colonne de gauche, ainsi que les différentes appellations du département. En cliquant dessus, une fiche apparaît dans le cadre central illustrant par des photos et un commentaire adapté les caractéristiques du vigneron indépendant. Mais attention, cela ne donnera pas un aperçu complet du vignoble concerné. Car tous les viticulteurs travaillant de façon indépendante ne sont pas forcément adhérents aux « vignerons indépendants ». Ce serait trop facile…

 De caves en chateaux

Les viticulteurs des côtes du marmandais s’installent petit à petit sur le web. La cave du Marmandais (www.origine-marmandais.fr) répartie sur les deux sites de Beaupuy et Cocumont présente une page web de bonne tenue. La cohérence avec la charte graphique de la marque (origine du marmandais) est intéressante. Le site alterne des tons oranges et rouges sur l’ensemble de ses pages. Le plus réside sans doute dans la boutique en ligne. Celle-ci dispose d’un paiement sécurisé et permet ainsi à tout internaute de commander en ligne son cru vieilli en fut de chêne.
Nous pouvons aujourd’hui découvrir d’autres vignobles, comme par exemple celui de Michel Rippes, des vignobles Cruquelardit qui se distingue par son harmonie graphique. Allez le découvrir ici : www.vignoble-cruquelardit.com. Les photos de cette propriété cocumontaise sont de toutes beauté, avec des lumières chaudes amoureusement déposées sur un chai à barrique, ou un paysage verdoyant et vallonné qui sentirait presque la Toscane. Les vues de la demeure historique abritant le domaine sont également superbes.
Si les rubriques sont assez classiques, la présentation est dynamique. Ainsi, sur chaque page, un cadre de couleur rappelle les conseils de conservation du vin. Un joli site Internet, comme on aimerait en voir plus souvent !
Au Chateau de Beaulieu, à Saint Sauveur de Meilhan, la beauté des lieux transcende la qualité du site Internet qui commence à dater quelque peu dans sa conception. Mais l’essentiel réside dans la bonne tenue des informations et dans la capacité de vieillissement du vin. Pour aller visiter le site : www.chateaudebeaulieu.net.













 












lundi 19 janvier 2009

Les consommateurs donnent leur avis

 Le web 2.0, ça vous dit quelque chose ? C’est cette nouvelle façon d’appréhender Internet en étant totalement collaboratif. Dans le web 2.0, les avis de consommateurs sont essentiels. Et ils existent aussi pour les commerces locaux…

L’oreille qui siffle
Certains professionnels du tourisme locaux doivent avoir l’oreille qui siffle, en effet, si les commentaires postés par les internautes sur les sites d’avis de consommateurs leur transmettent quelques ondes.
En effet, là où autrefois le touriste australien ne savait pas dire dans notre langue en quoi l’hôtel ou le menu ne le satisfaisait pas, d’autres solutions existent. Il peut se rendre sur un site comme le fameux et redoutable Tripadvisor.com (www.tripadvisor.com) qui est le site leader au monde d’avis de consommateurs de voyages. 20 millions d’avis y sont déposés, et environ 15 millions de voyageurs utilisent ce site multilingue chaque semaine. Lorsque vous vous connectez à ce serveur depuis chez vous la langue sera par défaut le français. Mais le fait de se brancher sur une version internationale permet de voir plus de commentaires. Ceux-ci sont postés par les internautes qui ont utilisé un hôtel, une chambre d’hôte ou un restaurant.
Dans notre région, on trouve (heureusement) beaucoup plus de critiques positives que négatives. Ainsi un voyageur californien de San Diego qui a séjourné en chambre d’hôtes à Illats (à La Milleva www.lamilleva.com) qualifie l’établissement d’un sympathique « Lovely home in the sauternes countryside ». Commentaires aussi élogieux pour l’autre chambre d’hôte locale, Peyraguey maison rouge (www.peyraguey-sauternes.com) : Didsbury de Manchester, est enthousiaste : « Formidable petit B&B - beau cadre et belle décoration ».
Les réactions sont parfois différentes. Ainsi, Jimmy Goldwing (c’est un sobriquet) qui réserve en groupe un hôtel à Marmande, se voit désappointé de ne pas y trouver un restaurant pour diner. De plus, la réceptionniste tenant aussi le bar, le service est lent et Jimmy n’en tire pas un bon souvenir…
Les professionnels ont intérêt à surveiller sur ces sites d’avis de consommateurs ce que disent d’eux les clients, surtout étrangers. D’ailleurs, aujourd’hui le métier de « veilleur du web 2.0 » se développe et devient une prestation proposée aux professionnels.

Sites d’avis français
Les restaurateurs régionaux auront intérêt à fréquenter le site www.linternaute.com, dans la rubrique « restaurants ». Ce groupe, qui édite également Copains d’Avant est très populaire en France. Des abonnés n’hésitent donc pas à laisser des avis sur leurs sorties dominicales dans les tables régionales. Ainsi, à Langon, un restaurant ne compte pas moins de dix avis. Certains sont peu élogieux : « le dessert au chocolat ressemblait à du chewing gum » ! Mais un autre consommateur dira qu’il a aimé « en particulier le service ; les serveurs sont aux petits soins ». De tous les commentaires et notations, le site tire une note globale, qui va de 1 à 5. Et c’est ce nombre d’étoiles qui est regardé par un consommateur avant de réserver un restaurant. De plus, ces commentaires, qui ont une valeur sont réutilisés sur d’autres sites. On en comprend mieux l’importance.
Mais la polémique existe : en effet, rien n’empêche le restaurateur de laisser quelques commentaires dithyrambiques sur son établissement en utilisant un pseudo… Ou bien de « pourrir » la fiche de son concurrent. Si ces pratiques existent, elles sont de moins en moins répandues. Surtout, choisissez les établissements ayant un nombre d’avis suffisant pour se faire une opinion…

 Le prix du menu suit la bourse
J’ai trouvé l’initiative géniale : le restaurant bordelais « Cassolette » propose un menu dont le prix évolue en fonction du cours de la bourse. Cette initiative a été prise fin novembre 2008, en pleine crise financière : le menu du jour (17,90 € au départ), fluctue en même temps que le CAC40. Sur le site www.cassolettecafe.com, on peut suivre l’évolution. Ainsi, ce lundi 19 janvier le menu était à 17,35 € en hausse de 0,70% par rapport au cours de vendredi… Un sacré coup de pub pour cet établissement situé Place de la Victoire.

 

lundi 12 janvier 2009

En vœux-tu, envoie les !

  Vous avez jusqu’au 31 janvier pour adresser vos vœux à vos concitoyens et amis. Si les cartes de vœux arrivent de moins en moins par la poste, les vœux électroniques ne font pas encore partie de la culture de nos édiles. La preuve, peu de sites officiels locaux offrent des alternatives virtuelles.

 Barsac au Top 10
Lorsque l’on fait le tour des sites institutionnels de notre région, on est vite déçu par la pauvreté des vœux. Il y a d’abord ceux qui ne parlent de rien : c’est le cas de la ville de Langon (http://www.langon33.fr/), ou de Tonneins (http://www.mairie-tonneins.fr). C’est comme si les internautes n’avaient pas changé d’année. Il n’y a rien qui rappelle le nouvel an sur ces sites.
Deuxième catégorie : ceux qui ont rajouté une phrase, voire une illustration, pour souhaiter leur vœux sur le site de la commune. C’est le cas de la ville de Marmande (http://www.mairie-marmande.fr) qui reproduit la carte de vœux, de Bazas (www.ville-bazas.fr) qui fait à peu près pareil, ou de La Réole (www.lareole.fr) qui se contente d’une toute petite phrase –mais le cœur y est-.
Il y a ensuite la catégorie de ceux qui ont imaginé des vœux plus électroniques. C’est le cas de la ville de Bordeaux (www.bordeaux.fr) qui affiche en première page : « vos vœux éco-citoyens par courriel », et qui propose ainsi de télécharger une image (une petite fée verte) et de l’installer, pour l’envoyer ensuite par… email. Rien de révolutionnaire, cela dit, mais c’est très « communiquant ».
Dans notre région, donc, le trophée des vœux qui décoiffent revient à la commune de Barsac, qui a mis en route pour l’occasion sa « web TV ». En vous connectant sur le site du village des bords de Garonne (www.barsac.fr), vous aurez d’abord droit à une page d’accueil très agréable enrichie de photos de grand format très agréable à regarder. Il faut cliquer dans le bandeau sur la rubrique « Barsac web TV ». La première vidéo proposée s’intitule « bonne année les barsacais ! « . Et là, pendant 4 minutes 25 secondes, l’ensemble des conseillers municipaux se relaient derrière la caméra pour adresser leurs vœux en vidéo à l’ensemble de leurs concitoyens. La galerie fait alterner les vœux simples et directs et les phrases préparées, les timidités et les assurances, les sourires et les accents locaux. On y entend même les vœux de la présidente du conseil des sages. La bande se termine sur quelques mots du premier magistrat qui s’est quand même réservé un temps de parole un peu supérieur à ces collègues élus. Il aurait tort de se gêner…
La publication de cette vidéo sur Internet permet vraiment de créer de la proximité entre les élus et les habitants, en quelque sorte de faire de l’Internet citoyen…

Les cartes animées
Certains ont eu recours à la carte de vœux électronique et animée ; c’est le cas de Martine Faure, député de la neuvième circonscription de la Gironde ou encore des conseillers généraux de la Gironde, qui ont bénéficié d’un système imaginatif de l’assemblée départementale. Les cartes par email sont du meilleur effet.
La grande tendance de ce début d’année a été l’utilisation du site www.animoto.com, que je vous recommande. Après avoir créé un compte, puis téléchargé huit à dix photos, le site permet de créer une vidéo diaporama, avec des effets de transition entre les images, une illustration sonore à choisir parmi une bibliothèque de thèmes musicaux, et la possibilité de mettre du texte. C’est un bon moyen de créer les vœux de la famille en trente secondes, en affichant les photos du petit dernier, le tout sur un fond de hard-rock !
Vous pourrez aussi diffuser les vœux du site du Sud Gironde www.adiu.fr : sur la web TV du site, un court métrage subliminal et clownesque de quelques trois minutes met les téléspectateurs en garde contre trop de télé, justement !
Allez, nos meilleurs vœux virtuels pour 2009.










lundi 5 janvier 2009

L'ovale fait son blog

Le royaume de l’ovalie occupe nos week-ends de début d’année, surtout dans notre Sud Ouest. Oui, mais avec quels clubs ? Comment trouver le programme des rencontres, comment s’informer et garder le contact ? Les associations locales ont sur souvent se promouvoir sur Internet.

Une visite sur Wikipédia, l’encyclopédie gratuite et collaborative en ligne permet d’accéder à un portail dédié au « rugby à XV en Aquitaine » (http://fr.wikipedia.org puis taper « rugby à XV dans le moteur de recherche). On se rend compte en parcourant la page d’accueil que l’Aquitaine ne compterait plus que 33 clubs de rugby. Certes, les concentrations se sont réalisées à un rythme soutenu ces dernières années. Mais malgré tout, l’encyclopédie oublie des associations sportives locales. Ainsi, en Lot-et-Garonne, si l’on en suit Wikipédia, on ne jouerait au rugby qu’à Agen (SUA), Casteljaloux-Marmande (URCM) et Fumel-Libos.
Or, une vérification sur le site de la Fédération Française de Rugby (www.ffr.fr) montre qu’il existe également des clubs de jeu à XV à Nérac, Bon Encontre- Boé, Sainte Livrade, ou Miramont de Guyenne…
Voilà un exemple qui montre que Wikipédia n’est jamais totalement exempt d’erreurs, et que sur Internet, deux vérifications valent souvent mieux qu’une.
Pour connaître ce qu’il en est précisément, les sites des comités locaux de la FFR sont les plus exacts. Dans notre région, nous sommes divisés entre le comité Périgord-Agenais, pour les clubs lot-et-garonnais et le comité Côte d’argent pour les clubs girondins. Le Périgord-Agenais dispose d’un site à cette adresse : http://parugby.com. Tous les joueurs de rugby, des poussins aux vétérans y trouveront les informations utiles sur leur discipline. Les entraineurs bénéficieront de guides d’entrainement, les arbitres téléchargeront le règlement, etc. La même exhaustivité est de mise sur le site du comité Côte d’Argent : www.cotedargent-rugby.com. Les architectures des deux sites sont d’ailleurs très voisines.

Le beau blog de Langon
Bien entendu, les majors de la région que sont d’un coté le SUA et de l’autre l’Union Bordeaux Bègles disposent d’un site dédié. Celui du Sporting, à Agen (www.agen-rugby.com) s’ouvre sur une vidéo mettant en scène les joueurs. C’est très efficace.
Par contre, on note un manque étonnant concernant l’Union Rugby Marmande Casteljaloux : pas de site Internet repérable sur la toile ; il existe bien toujours une vieille adresse pour l’USM, mais sans mise à jour depuis 2003 (www.usmarmande.com). Mais rien sur l’équipe première de l’URMC ! Etonnant !
Heureusement, les voisins girondins se rattrapent, à l’image de Langon, qui offre une page web tout à fait honorable à cette adresse : www.rugbylangon.com. Sur fond rouge, le stade langonnais profite de l’espace dédié à l’actualité pour nous adresser ses vœux, ce qui fait toujours plaisir à l’internaute. La colonne de droite est systématiquement consacrée au calendrier, avec une vision sur deux week-ends. Des photos des matches sont aussi à disposition.
Et surtout, le club de Langon anime un blog de façon régulière, qui relate les différents évènements du club : http://blog.rugbylangon.com. Marielle en est la principale rédactrice et la lecture du blog est vraiment savoureuse. Consacrez-vous au reportage avec le car des supporters pour le match du mois de décembre à Valence d’Agen. Ils ont de 14 à 85 ans, et on ne s’ennuie pas avec eux ! Un blog à garder dans les favoris.
A Bazas, le club de rugby a choisi un nom de domaine un peu long : http://usbazas-rugby.wifeo.com. Mais les informations contenues dans les pages n’en sont pas moins fort intéressantes. Les résultats, le programme des rencontres à venir, l’histoire du club, l’école de rugby, tout est très détaillé. A signaler enfin le site du club de Miramont de Guyenne, que nous avions déjà présenté dans ces colonnes : http://asmxv.free.fr/Asm. Et bonnes lectures dans le monde de l’ovalie.